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For�t: Un exemple en C�te d'Ivoire


Le site de cet exemple est situ� dans l'Ouest de la C�te d'Ivoire, dans la zone naturelle de transition entre la for�t et la savanne. Les blocs de for�t r�siduelle de la zone sont de fa�on g�n�rale consid�r�s comme des reliquats de la grande for�t naturelle � feuilles caduques. Cependant, les anciennes pratiques de gestion par coupe s�lective de bois ont fait place ici aussi � une diminution g�n�rale de la canop�e foresti�re. Ce ph�nom�ne de fragmentation s'accentue localement et donne lieu � des clairi�res. Ces clairi�res sont de superficie g�n�ralement inf�rieure � l'hectare et sont couvertes d'une v�g�tation basse form�e d'arbustes et de jeunes repousses de for�t secondaire.


For�t du Haut-Sassandra, C�te d'Ivoire. (Images originales: ERS © ESA 1993, SPOT © SpotImage 1991; Images trait�es © PRIVATEERS N.V. 1996)


Fragmentation de la For�t

La perception de telles perturbations subtiles dans la canop�e foresti�re est s�rieusement perturb�e par la pr�sence du "bruit" de speckle dans les images radar. Aussi bien l'interpr�tation visuelle qu'une classification num�rique requi�rent une restauration optimale de la radiom�trie de la sc�ne sous-jacente, ainsi que la pr�servation des �l�ments structuraux.

Une surface repr�sentative d'environ 6x5 km a �t� s�lectionn�e dans ce site. Elle caract�rise bien les formes typiques de fragmentation de la canop�e, et comprend aussi des buttes t�moin (Inselbergen) recouvertes par la for�t. Une campagne de terrain effectu�ee en 1994 a confirm� la localisation et l'�tendue des clairi�res observ�es dans l'image SPOT panchromatique de r�f�rence. (En bas � droite).

Les images ERS-1 utilis�es (En haut � gauche) ont �t� acquises durant la saison s�che (23 F�v. 1993, en vert) et � la fin de la saison des pluies (30 Nov. 1993, en rouge). Dans cette derni�re image, des niveaux de r�trodiffusion relativement hauts sont observ�s dans les zones o� la v�g�tation est moins dense. Dans ces images (bande C-VV, 3-vues, r�solution: 22x25 m; taille du pixel: 12.5x12.5m), les diff�rences entre le couvert forestier et la v�g�tation bois�e ne peuvent �tre que vaguement observ�es. Des zones de r�trodiffusion brillantes peuvent �tre isol�es. Cependant la pr�sence du "bruit" de speckle se m�lant � la texture de la sc�ne en rend la perception difficile.

Apr�s filtrage du speckle � l'aide du filtre Gamma-Gamma MAP am�lior� (En haut � droite), les clairi�res peuvent �tre discrimin�es plus clairement par leur radiom�trie et leur texture. Les limites entre la v�g�tation arbustive plus homog�ne et plus brillante, et la for�t, aussi bien que les �l�ments structurants (inselbergen et pistes), sont mieux pr�serv�s � la taille de pixel originale. Les autres forts effets de diffusion d�tect�s un peu partout dans la for�t, sont associ�s � la texture sp�cifique d'une canop�e foresti�re dont la couche sup�rieure est incompl�tement couvrante. A l'angle d'incidence du capteur SAR ERS-1, m�me de petites ouvertures de la canop�e donnent lieu � de forts effets de diffusion locale sur les troncs et les branches. Une texture d'aspect comparable est observ�e dans l'image SPOT. Toutefois, la variabilit� spatiale est caus�e dans ce cas par l'effet d'ombrage d� aux arbres dominants isol�s.


D�tection des structures fines

Un indice de texture bas� sur l'utilisation des fonctions d'autocorr�lation spatiale est figur� dans l'image en bas, � gauche. Dans cette repr�sentation, les zones les plus homog�nes (aires d�garnies ou for�t tr�s fragment�e) apparaissent en tons sombres. Par ailleurs, les aires textur�es correspondant principalement � la for�t dense sont brillantes. Les lignes sombres � travers la for�t correspondent principalement aux structures d�tect�es (pistes � l'int�rieur de la for�t, etc.). Ces structures, tr�s minces (environ 10 m�tres de large au sol), sont cach�es par la canop�e des arbres quand elles sont vues de c�t� comme c'est le cas avec un SAR. Elles sont presque indiscernables dans l'image ERS originale (avant filtrage adaptatif du speckle). N�anmoins, apr�s filtrage adaptatif du speckle, elles sont d�tect�es localement gr�ce � leurs propri�t�s statistiques de second ordre.


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